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« Juin larmoyeux rend le paysan heureux. »
Au mois de juin, on peut semer toutes les variétés de haricots car le sol est chaud et la levée se fera facilement dans les huit jours. Qu’on les sème en lignes ou en poquets, il suffit de les recouvrir de 2 à 4 cm de terre, puis de les arroser légèrement à la pomme. Le haricot est un bon allié du jardinier : appartenant à la famille des légumineuses, il est capable de fixer l’azote de l’air dans le sol. Ainsi, les cultures à proximité et celles qui le suivront pourront bénéficier de cette fertilisation naturelle. Dans les petits jardins, il est préférable de choisir des variétés à rames, plus productives, elles occuperont moins d’espace en s’enroulant autour d’un tuteur. On peut aussi les semer entre les plants de courgettes qui maintiendront le sol frais sous leur feuillage abondant. Cela permet de réduire et de faciliter les arrosages et d’éviter la corvée de désherbage tout en occupant moins de place au       
sol. Plus tôt dans la saison, il est possible de semer le haricot à rames en même temps que le maïs qui lui servira alors de tuteur. Employer des méthodes simples comme celles-ci contribue à diminuer notre consommation en eau, en fertilisants (fussent-ils naturels) et surtout en carburant en limitant le recours à la mécanisation.
À l’heure où les gouvernements de nos pays agro-industrialisés daignent se pencher timidement sur les problématiques environnementales; nous voyons fleurir bon nombre de termes semant plus de confusion qu’autre chose. Taxe carbone, empreinte environnementale, bilan écologique etc., sont d’autant d’expressions toutes faites colportées par les responsables du gouvernement qui, en l’absence des « vedettes » télévisuelles de l’écologie, peinent à assurer la promotion du grenelle 2. Pendant ce temps, les constructeurs automobiles se félicitent, à grand renfort de publicités (financées indirectement par les bonus écologiques), de réduire les émissions de CO2 de leurs derniers modèles. Néanmoins, nous entendons rarement que l’alimentation est le premier poste de pollution, devant les transports et l’habitation ! En effet, à vouloir trouver tous les fruits et légumes à longueur d’année dans les grandes surfaces, nous en avons oublié les saisons. Et c’est une hérésie sur le plan écologique, entre autres. À titre d’exemple : une botte d’asperge venue du Mexique nécessite 5 litres de pétrole pour sa production et son transport, d’après le CRIOC, tandis que 0,3 litre suffit pour la produire localement. Certaines préparations peuvent atteindre de 15 000 à 60 000 km de trajet pour acheminer leurs ingrédients. Toujours selon le CRIOC, il faut 1 litre de pétrole pour produire une salade ou 1 kilo de concombre sous serre chauffée, soit 100 fois plus qu’en plein champs ! Mangez local en saison !
Inutile de chercher des tomates de plein champ début juin.